Ma traversée de la France en ULM !
Quatre petites dépressions encadrent la France .
A coup sûr , il va se passer quelque chose au niveau météo ! Nous traquons le beau temps depuis une quinzaine de jours, rien que
ça ! Je dis nous puisque dans cette aventure Marc , mon fils est le fidèle support à toutes mes inquiétudes car dans cette
histoire de la traversée de la France il est parfois difficile de distinguer précautions et inquiétude , surtout connaissant mon caractère .L’analyse de la météo est primordiale puisqu’il faut , dans notre future traversée , non seulement une très bonne météo , mais aussi qu’avant ,
nous puissions tester une dernière fois l’appareil , qui n’a que trois heures de vol !L’Himax doit être contrôlé sous
toutes les coutures puisqu’il est stocké dans un hangar du club depuis un an et que le moteur n’a même pas tourné depuis trois mois , c’était lors de notre dernière visite .Il faut , par exemple , vidanger le carburant pour le remplacer par du carburant frais , tout vérifier de A jusqu'à Z ,et ça prends du temps tout
ça !
En pleine révision…
Comment déménager dans l’Ouest, près de Nantes en ayant construit un ULM dans
l’Est ?
En traversant la France d’Est en Ouest bien sûr , et l’ULM n’y échappe pas !
Sauf que pour affûter l’appareil qui est tout juste testé en vol , il faut faire à chaque fois 1600Km en voiture avec 800Km à l’aller et 800Km au
retour et ça , ça complique singulièrement la tache , pas question d’oublier quelque chose , par exemple un outil spécifique indispensable.
Et puis il faut être disponible , et puis il faut la météo , et puis …Et puis !
Allons , pas de panique ! on va essayer de faire une chose à la fois !
Tout d’abord , suis-je capable d’entreprendre cette traversée , seul dans un monoplace de construction amateur ? C’est finalement la première
condition indispensable à remplir .
Le problème n’est pas tant la formation théorique ou la préparation du vol que le temps
passé aux commandes en vol , et là , je suis « sec » !
Carte de la traversée
En effet il est impossible de s’accoutumer aux commandes d’un appareil
sans voler avec , et à 800km de distance c’est difficile…J’ai continué à voler dans l’ouest de la France , en m’inscrivant dans un Club , près de chez moi , mais c’est un peu différent , même si
ça maintient un bon niveau de pilotage .
La réponse toutefois , à la question précédente, semble raisonnablement être
un petit « oui » , pour ce qui est du pilotage .
Pour le reste , la construction , le côté technique , je n’ai pas
de joker … Il faut faire confiance aux multiples précautions prises depuis le début du projet de réalisation de cet appareil .
La machine se comporte merveilleusement bien en l’air ,ce qui donne confiance ,et le moteur, un Rotax 503 de 600cm³ tourne rond ,du haut de ses
55ch…Enfin , il tourne rond …Maintenant !
Le tableau de bord
Car nous avons eu notre lot de problèmes (avec le circuit d’essence entre autres) , comme 70% des
constructeurs amateurs paraît il .
Enfin , pour nous c’était quand même particulier , l’avion ( oui je sais , c’est encore
un ULM car , c’est le poids qui le différencie ! ) l’avion disais je restant de nombreux mois dans l’Est et nous de nombreux mois dans l’Ouest , il y avait grandement le temps pour avoir des
problèmes … Et bien sûr , nous en avons eu !
La piste de Chambley Air Base fait 2600m de long par …Au moins ça de
large !
Bref , une piste d’avion de chasse juste pour nos essais et ça , c’était un luxe qui en plus, apportait une
sécurité extraordinaire .
Il suffit de survoler cette ancienne base de l’OTAN pour se rendre compte qu’en cas
de pépin , on peut se poser presque n’importe où !
Chambley air base
Ajoutons , pour le néophyte que , quand un pilote décolle ,il a déjà choisi ce qu’il fera si ça se passe mal , c’est le « briefing panne au décollage » (inconnu de beaucoup de pilotes
ULM malheureusement) et quand l’environnement est favorable , comme ici , c’est beaucoup plus confortable .
Par
exemple il est totalement exclu de faire demi-tour en cas d’arrêt moteur au décollage , la manœuvre est totalement perdu d’avance ( ce qui n’empêche
pas la liste de ceux qui font cette erreur de s’allonger tous les ans , et parallèlement celle des morts )
En Aviation , la sanction immédiate à une erreur grave est la mort , ni plus …Ni moins …
Quatre fois de suite , au décollage , le moteur cafouillera !!! , perdra de la puissance et
nécessitera de reposer d’urgence en utilisant au mieux l’énergie des 5 mètres d’altitude atteinte , lors de ces tentatives…
La première fois ,lorsque survient le problème , je maintient ma vitesse pendant la manœuvre d’urgence , ce qui nécessite d’agir immédiatement
puis il suffit de poser l’appareil …Tout simplement . Avec 2600 mètres de piste ,c’est facile ! Bien qu’il faille agir très rapidement et bien sûr sans abimer quoi que ce soit , on sait déjà
que la bonne trajectoire est « droit devant » , sur ce qui reste de piste , et avec 2600m , il en reste largement.
La deuxième fois , on est encore plus attentif lorsque l’on tente le décollage car , cela s’est déjà produit et… Si ça va mal
…
La deuxième tentative se terminera de la même façon qu’au premier décollage…
A la troisième tentative ( après avoir contrôlé , modifié tout ce qui nous semble susceptible de causer la panne entre chaque essais ) vous
imaginez bien que c’est déjà plus inconfortable , car le côté psychologique de l’opération prends le dessus ! ( Du style , j’y vais , j’y vais pas !)
Ceux qui achètent tout fait un appareil , qui se font « lâcher » sur l’appareil par une prise en main du vendeur , ne saurons jamais ce
que c’est que d’assumer les essais en vol d’une machine , avec les problèmes techniques à gérer en même temps que le pilotage .
C’est comme prendre sa voiture et démarrer en se préparant à tous les cas de figures si un problème de quelque sorte que ce soit se présente!
( une porte qui s’ouvre , une roue qui s’en va toute seule , une trajectoire qui serait instable , une vibration du moteur , un arrêt brusque de celui ci , plus de pédale de frein , une boîte de
vitesse bloquée etc…etc… ) Là , vous touchez du doigts la préparation des test en vol , et encore , une voiture , ça reste au sol !!!
Si vous n’utilisez pas de checklist écrite , oublier quelque chose d’indispensable est juste une question de temps.
Mais revenons à l’avion , en fait , nous arrivons à déterminer que nous décollons avec la quantité de carburant contenu dans les cuves à flotteurs
des carburateurs .
un des deux carburateurs de l’avion
La pression d’essence est trop faible pour les remplir
assez rapidement lorsque l’on est plein gaz pendant le maximum de puissance demandé au décollage .
Le moteur consomme plus
de carburant que l’écoulement des réservoirs lui en distribue, et pourtant , nous avons trois heures de vol sans problème du genre !
Dans la manœuvre de sauvegarde qui consiste à reposer l’avion droit devant , je n’oublie pas de réduire les gaz ( pour éviter un atterrissage
plein gaz si le moteur se décide à reprendre ses tours ! Ce qui serait plutôt dangereux )
Nous observons , Marc au sol
(avec un copain de Club , venu voir , notre ami Roger) et moi dans l’appareil que, lorsque l’on réduit les gaz pour amener le moteur au ralenti , celui ci reprend ses tours pour finalement se
stabiliser au ralenti , ensuite .
Donc la consommation dépasse le débit de carburant , nécessaire au remplissage des
carbus !
Une fois posé , le moteur au ralenti , les cuves se remplissent doucement et lorsque nous les retirons pour
contrôler , nous ne voyons rien d’anormal !
C’est comme si on se trouvait en présence de tuyaux de section insuffisante
.
Le test du débit a été fait en temps utile et c’était largement bon …Alors ?
Nous cherchons d’où vient le problème … Et il fait beau , et il fera beau et ce serait maintenant qu’il faudrait la faire cette traversée , et
nous n’avons pas trop de temps d’attendre que la météo se dégrade …
Heureusement , ce ne sera pas le cas , mais nous ne
pouvons pas nous empêcher de penser « aussi » à cet aspect du problème de notre traversée .
De plus , nous ne
pouvons pas laisser tourner le moteur plein gaz assez longtemps au sol pour constater la panne , notre manque d’expérience et la peur de tout casser
nous en empêche , car les 55 Ch. remuent de l’air devant !!
Même l’appareil amarré solidement , c’est
impossible .
Un simple manomètre sur la ligne d’alimentation d’essence aurait
suffit ! nous ne le savions pas à l’époque! Il fait désormais parti de cet outillage spécifique dont nous parlions plus tôt …L’expérience fait l’homme…
Il faut être à la fois , ingénieur , concepteur pour certaine choses, pilote , « d’essais » qui plus est , mécanicien ,météorologue ,
psychologue , financier , magasinier etc…etc… Et c’est parfois dur de tout prévoir …Voilà pourquoi, il est rare , très rare que le constructeur d’un appareil en fasse « aussi » les test
complets .
L’atelier Rotax de Dreux , appelé au secours sera très performant ! Pression d’essence trop faible ; Et
pourtant nous avons mesurés il y a…1 an ( déjà !)
La pompe est soupçonnée et nous commandons en catastrophe le kit de
réfection complet , ce qui « consommera » encore un jour de notre semaine de beau temps prévu .
Finalement , ça
marche et après quelque circuit en l’air autour de la piste, tout va bien .
Pourtant , quelque chose nous chagrine encore
car l’avion a volé il y a un an sans aucun problème , alors qu’avons nous fait depuis ou que n’avons nous pas fait qu’il aurait fallu faire ?
Nous avons mis du sans plomb 98 par erreur , ce qui a détruit les membranes de pompe , à cause du benzène de ce type de carburant !! ( les
nouvelles membranes sont garanties pour le sans plomb 98 !)
De plus, les bidons ont servi par erreur (encore) , à
transporter du fuel domestique . Ils ont pourtant été rincés encore et encore mais …Il devait rester un film de gasoil dans les bidons
Enfin , ça vole bien et il nous reste à connaître l’autonomie réelle du zinc. On verras ça demain lors d’un dernier test en vol ,voilà
encore une journée de passée .
Le lendemain , pour tester l’autonomie , nous
décidons de vidanger tout pour mesurer exactement la quantité présente , que l’on aura ajoutée dans les deux réservoirs d’ailes .
Alors on vidange !
Tient c’est tout ce qui reste ! ?
Escabeau visite du premier réservoir d’aile…Vide , bien …Visite du deuxième réservoir …Plein ! ! Comment ça plein ! la durite de vidange est dans un bidon , il ne coule plus rien
et le réservoir est encore plein !
Alors , c’est que quelque chose empêche le carburant de ce réservoir de s’écouler
.
Démontage du réservoir ( pas facile , il est plein le salopard ! ) et force est de constater que la durite de sortie
est bouchée par une sorte de confiture rouge grenat , une sorte de gelée rouge !
Voilà donc l’origine de nos
problèmes au décollage , mais cette gelée rouge , c’est quoi ?Et bien ce sont des bactéries ! Oui monsieur !Des
bactéries , dont un échantillon conservé passera sous le microscope et prouvera qu’elles viennent bien …du fuel domestique ! …( vous vous souvenez du mauvais usage des bidons d’essence ! )
Nous constatons que la chance nous poursuit… Mais si ! Sans ces problèmes , on était sûr de tomber en panne sèche avec …Un réservoir encore
plein mais inutilisable . Il vaut mieux avoir des problèmes avant que pendant , en aviation .L’art semble
difficile…
En tout cas , maintenant , il faut changer toutes les durites , redémonter la pompe , nettoyer les carbus
, passer le tout à l’anti bactérien ( qui existe pour les circuits de fuel comme par hasard ! ) tester , tester encore et …Voler .Tout se passe bien maintenant au décollage , enfin !J’avoue que j’ai
l’oreille dans le moteur à chaque tentative , mais tout marche en même temps , maintenant .La journée suivante ,après un
sommeil toujours difficile dans les hangar du club, se passe sans que l’on s’en aperçoive et nous réfléchissons le soir au piège des réservoirs, avec
100% de carburant à bord , nous n’avions que 50% d’autonomie…ça c’est Vraiment un gros piège…
Il y a toujours un débriefing
de la journée quand nous travaillons sur l’avion . « Mefier vous des fausses connaissances qui sont plus dangereuses que l’ignorance » dit la citation…
Demain est programmé un long vol pour tester la durée de vol réservoir plein .
La consommation horaire nous suffit , encore faut il bien la connaître .
Affiche sur la sécurité (source : Transport Canada )
Le lendemain , après maintes vérifications et contrôles , je
décolle avec une quantité de carburant connue et mesurée précisément ,et c’est parti pour 1h30 de vol au minimum , ce qui correspond à l’étape la plus longue du parcours .
Si aujourd’hui tout ne va pas comme sur des roulettes , nous reporterons cette traversée et reviendrons avec une longue check-list pour tout
revoir , car tout à été vérifié de fond en comble et ce ne serait vraiment anormal si ça continuait à aller mal .
Je vole
sans capot moteur tout simplement parce qu’il n’est pas encore construit.
Sur mon moteur , c’est un circuit d’air forcé par
un ventilateur entraîné par courroie qui refroidit les cylindres et avec ou sans capot , c’est pareil pour le refroidissement des cylindres , sauf pour… L’autonomie à cause de la traînée ( la
résistance à l’avancement) ,voilà donc pourquoi je veux connaître le temps de vol réservoir plein .La vitesse de croisière sera également connue .
Je ne m’attends pas à des chiffres extraordinaires ,d’abord , parce que sans capot moteur , ce n’est pas très « aérodynamique »,et puis,
les ULM très performants sur catalogue , je les laisse aux autres , je n’ai ni passager à emmener , ni horaires à respecter, c’est un loisir pour moi et un quart d’heure de plus sur une étape ,
ce sera un quart d’heure de plaisir en plus, tout simplement .
L’important , c’est ma sécurité et celle des autres
.L’appareil vole comme un Piper J3 Cub et si j’avais voulu quelque chose de plus rapide , j’aurais mis beaucoup plus d’argent sur la table .L’augmentation de la puissance coute cher quand à
l’aérodynamique , c’est pour des avions beaucoup plus pointus à construire en dehors d’une usine .
Bon ,revenons au vol pour
la mesure de l’autonomie .
Marc me contacte de temps en temps avec la radio du Club , et le temps s’écoule , près de la base,
au cas où un problème surgirait .En effet , je veux être à proximité des pistes.
La météo est toujours bonne …
Je contemple cette base vue du ciel , avec
ses « marguerites » en béton, ses vieux hangars , les petits hangars verts du club , le parking à voiture .
Plus
loin , on constate un triangle où l’herbe pousse différemment , peut être l’ancien terrain de baseball des américains d’alors , il y en avait 3000 sur cette base à l’époque , dont un célèbre ,
Collins ,qui a volé plus tard sur Apollo 11, et s’est marié ici , sur cette base dans la chapelle qui existe encore ,et que je survole maintenant .
Tout près , l’étang de la Chaussée dessine son contour , et au loin , les côtes de Meuse qui me verront passer demain matin ,si techniquement ,
tout va bien aujourd’hui, car la météo est excellente pour plusieurs jours à venir , avec un petit vent d’Est qui nous poussera vers notre destination .
Finalement ,tout roule et demain matin , je partirai vers l’Ouest. 660 km de parcours
…
En attendant , la haut dans cet avion que j’ai construit de mes mains à partir d’un plan ,de madriers de pin d’Oregon
finement débités par un menuisier de Metz , et de beaucoup de passion , parfois de doutes aussi , je pense à la navigation que j’ai préparé très soigneusement avant de venir , les terrains
d’étapes , les terrains de dégagement en cas de nécessité , les différentes fréquences à utiliser , les zones militaires, les parcours GPS déjà programmés selon toutes les différentes
éventualités , et même la répétition du survol virtuel à partir d’un logiciel « la France vue de l’Espace » (google Earth n’existe pas encore !) , mais aussi les temps de vol prévisibles avec mes 110km/h de croisière sans vent .
Avec
un capot moteur ça aurait été mieux , mais pour le fabriquer , il faut ramener l’avion dans l’Ouest , près d’un atelier .
Et
puis il y a l’adaptation d’hélice qui me laisse un souvenir coriace !
Ah ! l’hélice j’ai quelques cheveux blancs
en plus à cause de l’hélice , ça n’a pas été facile.
Sur le papier , adapter une hélice c’est simple quand on en a plein
l’atelier mais il faut d’abord les acheter pour les essayer ! Et ça , c’est plus dur …Patrick « mécanique-man » du club me viendra en
aide .
Tout en volant, je pense à Rose-Marie qui m’attend dans L’Ouest et que je rassure ,d’une voie si possible tranquille
, assez régulièrement au téléphone .
La poignée du parachute au plafond du zinc me rappelle que c’est la seule chose que je
ne peux pas tester, mais qui doit fonctionner à coup sûr en cas de gros pépin …
La
commande d’éjection du parachute
L’aiguille du variomètre ondule gentiment, avec un peu de retard, au rythme des turbulences et , à force de refaire presque toujours le même circuit , je devine où je vais trouver les ascendances
et les remous , ( les trous d’air des non initiés !) Il n’y a ( heureusement ) jamais d’endroit où il n’y a pas d’air ! Mais comme l’air circule aussi en montant et en descendant,
parfois on est dans la vague d’une atmosphère en mouvement .
Les températures moteur sont parfaitement stabilisées, j’en
viens même à me demander si les thermomètres marchent effectivement bien ! Faire des tests , c’est tout soupçonner …
Le
vieux chrono de tableau , donné par un ami accuse 1h30 de vol , c’est un authentique Jungmann de 1942 , récupéré sur un Junker 87 « Stuka » crashé près de Charleville Mézière ,que j’ai
remis en état de marche moi même , sous la loupe de mon ancien poste de travail .
Le chrono de bord
J’entame ma descente vers la base , constate au bout d’un moment que les températures réagissent à la mise au ralenti lorsque j’aligne
l’avion en finale pour un arrondi qui me semble toujours être la plus belle partie d’un vol .
J’ai fait des modèles réduits
d’avions pendant trente ans et c’était déjà comme ça en modélisme , j’aime beaucoup les différentes phases de l’atterrissage !
Bon ,une fois posé , robinet d’essence sur OFF et mesure de ce qui reste de carburant, nous mesurons qu’il reste 1h30 de carburant ( en aviation je compte le carburant en heure de vol ,par rapport à la consommation ).
J’ai volé 1h30 plus 1 heure de vol restante ce qui fait 2h30 de vol possible , plus une demi heure de réserve au cas où , (ce qui est
règlementaire , en cas de problème imprévu à destination qui nécessiterait un déroutement vers un autre terrain ).
C’est
bien pour un petit zinc comme celui ci 2h30 plus la réserve, ma première étape doit durer 1h30 peut être 2 h au maximum , ce qui me laisse une heure supplémentaire , avec la réserve, pour me
perdre ! De toute façon , j’aurais du vent dans le dos alors , côté autonomie , c’est gagné , même si je dois attendre mon tour pour me poser à l’arrivée ou que je doive me dérouter au
dernier moment vers un autre terrain .
Anthony , le fils de Rose-Marie ( je suis remarié ) s’est spécialisé dans la
combustion interne des moteurs et à interprété les courbes fournies par Rotax pour choisir le meilleur régime économique, régime que j’ai bien sûr utilisé .
Les réservoirs sont remplis au maximum après une très sévère visite post vol et maintenant , on va aller consulter une dernière fois sur le Net,
la météo et les « notam » ( les infos sur les terrains et autres ,pour les pilotes ) .
La patronne du web café , près de la gare de Metz ,est très intéressée par nos écrans ,son fils est pilote et qui consulte les mêmes sites
que nous !
Les mêmes maladies réclament les mêmes remèdes !
La nuit sera agitée au club house ,car je repense à tout ce qu’il ne faut pas oublier , tout ce qui
ne serait pas sur la check List de départ …
Un ami Italien ( Renato ) aurait bien voulu venir avec nous , mais si en plus il
faut gérer un autre équipage , avec d’autres impératifs ,pas disponible en même temps que nous ce sera impossible. Vous aurez compris que notre charge de travail est déjà conséquente
.
Nous donnons la priorité à notre traversée.
Nous
apprendrons Plus tard ,qu’à cause de ça , il décidera de ne plus être notre ami …Il dira que je suis un « Bad boy »… Il nous a fallu accepter cette injustice sans rien dire...
A suivre pour la deuxième partie ...